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Avec les mesures de confinement mises en place pour contenir la propagation du coronavirus, les entreprises du monde entier continuent de s’inquiéter des conséquences économiques de la pandémie. Les startups en particulier sont plus préoccupées par la situation, étant donné l’importance de la gestion des flux de trésorerie et des charges fixes. Sachant que la levée de fonds ne devrait pas être très porteuse au cœur d’une pandémie, les petites et moyennes entreprises (PME) pourraient devoir demander de l’aide au gouvernement.

De nombreux gouvernements dans différents pays ont dévoilé des plans de relance financière pour protéger les entreprises des implications économiques du confinement. En France, le gouvernement a dévoilé un plan d’aide de 4 milliards d’euros pour aider les startups. Le fonds, sous la supervision de divers organismes gouvernementaux, est conçu pour aider l’écosystème des startups du pays à traverser ces temps incertains.

La décision du gouvernement de débloquer cette aide financière est le signe de la reconnaissance de l’importance des startups pour l’économie. En effet, en 2019, les startups françaises ont généré pas moins de 5 milliards d’euros et contribué à la création de 25 000 nouveaux emplois, un chiffre important pour un secteur qui a également fait preuve d’agilité et d’adaptation. Cependant, le coronavirus étant sans précédent, cette aide financière contribuera grandement à maintenir les entreprises à flot et peut-être retarder toute issue de faillite, une situation que le gouvernement français espère ne pas voir se produire.

Depuis 2017, le gouvernement français a joué un rôle important dans l’accompagnement des startups. Qu’il s’agisse d’initiatives telles que La French Tech ou le financement, le gouvernement souhaite voir des idées neuves croître et porter leurs fruits. Cependant, la pandémie de coronavirus est une menace réelle pour leur existence, d’autant plus que beaucoup de startups dépendent d’un financement continu rendu impossible durant cette période de perturbation mondiale.

Thibaut de Roux est un ancien cadre de HSBC impliqué dans une startup en lien avec le Big data et la technologie. Selon lui cette aide de 4 milliards d’euros offrira sans aucun doute une bouée de sauvetage à de nombreuses startups similaires. Les fonds seront alloués selon les mesures suivantes :

  • Une tranche de 80 millions d’euros fournira des fonds aux startups qui dépendent de levées de fonds auprès de sources de capital-investissement et de capital-risque. Les 80 millions d’euros seront compensés par des investisseurs privés pour un total de 160 millions d’euros.
  • Une garantie d’État de près de 2 milliards d’euros garantie par Bpifrance, banque publique d’investissement. La garantie fait partie du plan de l’État de créer des prêts du Trésor pouvant équivaloir le double de la masse salariale de l’entreprise en 2019 ou un quart de ses revenus annuels.
  • La mise en place de crédits d’impôts sur les sociétés pouvant atteindre 1,5 milliard d’euros. Ces crédits devant stimuler l’activité d’innovation et de recherche et développement (R&D).
  • Un paiement immédiat de 250 millions d’euros de subventions pour l’innovation, somme qui était déjà destinée aux startups dans divers domaines, y compris la cybersécurité.

Survivre en ces temps difficiles

L’incertitude provoquée par la pandémie de coronavirus se fait sentir dans de nombreux aspects de la vie. Chaque jour, le contexte de la progression de la maladie et les mesures pour y faire face évoluent, de sorte qu’il n’y a aucune certitude quant au moment où elle sera réellement éradiquée. Face à cette réalité, les entrepreneurs ont dû faire preuve de flexibilité dans leur réponse à la crise. Si la résilience et l’optimisme sont les bienvenus, ils ne suffiront pas à contrer les effets de la COVID-19.

  • Préservation de la trésorerie : la perturbation prolongée des activités nécessite une gestion intelligente de l’argent. Une bonne gestion des réserves de trésorerie est l’une des premières précautions à prendre. Les startups, dont certaines ont un financement limité, devront y veiller très sérieusement si elles veulent passer au travers de cette tempête.
  • Licenciements : traditionnellement, toute discussion sur la réduction des coûts commence par la réduction des effectifs. Bien que la réduction de la masse salariale puisse aider à maintenir les coûts à un niveau plus bas, il est essentiel de noter que pour une startup en période d’hypercroissance, une grande partie des coûts provient des recrutements. Si les coûts d’intégration sont maintenus bas, l’équilibre peut retarder la nécessité de licencier des employés.